Un mode d’évaluation différent: l’évaluation diagnostique

Au début de l’expérience, les élèves et surtout les parents ont été très déstabilisés par le fait de n’avoir pas ou très peu de notes. En effet, afin d’aider les élèves dans leurs acquisitions et leur apprentissage, j’ai choisi d’avoir essentiellement recours à l’évaluation diagnostique.

Des élèves évalués quotidiennement:

En réalité, les élèves sont constamment évalués. L’accès à leur classeur me donne la possibilité de consulter et de corriger les travaux en cours. J’ai une bien meilleure connaissance de leur niveau, de leurs difficultés, de leurs erreurs et je peux « dialoguer » avec eux en ajoutant des annotations sur leur classeur ou en leur donnant des conseils à tout moment. Au début, certains élèves ne voulaient rédiger sur le classeur numérique que de « beaux » documents, tapés au clavier et déjà finalisés. Cependant, ils se sont vite rendus compte qu’ils perdaient du temps et que cela n’empêchait pas mes corrections. Maintenant, ils sont de plus en plus nombreux à commencer leur exercice au stylet, ou à créer des pages de brouillon dans lesquelles ils rédigent au stylet, comme sur un cahier de brouillon papier, avant de passer au « propre » sur la page d’exercice ou dans un document Word à me rendre.

La synchronisation me permet ainsi d’établir un premier diagnostic dans le cours de la formation sans nécessairement faire un test.

Des tests hebdomadaires:

Toutes les semaines, nous faisons également au moins un test à l’aide de NetSupportSchool. Les tests sont créés à la maison et je n’ai qu’à les copier sur l’ordinateur portable qui se trouve en classe pour pouvoir ensuite les envoyer sur toutes les machines des élèves. Le test est minuté et se corrige en temps réel (je vois sur la console tuteur apparaître les erreurs des élèves au fur et à mesure qu’ils répondent aux questions). A la fin du test, le logiciel envoie à chaque élève ses résultats individuels et les réponses qu’il a données ainsi que les réponses attendues sur sa tablette. Ils prennent ainsi un temps pour observer leur erreur avant que je ne forme à nouveau des groupes pour travailler avec ceux qui ont eu le plus de difficultés.

Des remédiations immédiates:

L’idée est de ne pas attendre entre l’évaluation et le moment où l’on revient sur l’exercice réalisé et de reprendre immédiatement la notion qui n’a pas été comprise. J’ai souvent , par le passé, pratiqué la remédiation après une évaluation qui sanctionnait l’erreur par une note. Je me suis rendue compte que peu d’élèves retravaillaient l’exercice avant de faire sa remédiation, ce qui ne leur permet pas de progresser vraiment. Dans cette expérimentation, j’ai choisi de pratiquer la remédiation avant le devoir bilan, avant qu’ils ne reçoivent une note sanction sur laquelle ils n’ont pas forcément envie de revenir. Ils sont ainsi beaucoup plus motivés car ils savent qu’ils travaillent retravaillent pour réussir leur évaluation finale tout en ayant le droit de se tromper au cours de leur apprentissage.

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Je dois tout de même dire que cette pratique de l’évaluation n’est pas encore complètement ancrée dans leur esprit car, à chaque fois que je propose un test sur le NetSupportSchool, leur première question est « Est-ce que c’est noté? ».

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