Utiliser le correcteur orthographique de Word 2013

Cette expérimentation a été menée sur une heure, en accompagnement personnalisé, le jeudi 6 novembre 2014.

Le document suivant a été distribué aux élèves par NSS (NetSupportSchool) (on aurait également pu le rendre accessible sur l’ENT de l’établissement):

activité correcteur orthographique

Déroulement:

  • Les élèves prennent connaissance du document et complètent le tableau
  • En commun, on observe ensuite les propositions du logiciel sur chaque faute d’orthographe ou de grammaire
  • On essaye de définir les modalités du choix à faire entre les différentes propositions faites par le logiciel
  • on observe ensuite les erreurs non signalées et on essaye de comprendre comment le logiciel effectue l’analyse syntaxique des phrases
  • Bilan

Les objectifs de cette activité sont pluriels :

  • Comprendre le fonctionnement du correcteur orthographique et notamment repérer que certaines erreurs sont signalées par un soulignement de couleur (bleu ou rouge).
  • Comprendre le sens de ces couleurs : bleu-grammaire, rouge-orthographe.
  • Repérer les fautes non signalées par le correcteur visuel
  • Utiliser la révision Orthographe-Grammaire avancée pour obtenir des compléments d’information sur les fautes signalées.
  • Mener une véritable réflexion linguistique à partir des propositions du logiciel.

Un exemple intéressant :

  • Cas de la phrase: « Il se peut qu’il est oublié ses médicaments ».
  • Proposition du logiciel « est » à modifier par « soit ».
  • Explication: Dans certains contextes syntaxiques, l’emploi du subjonctif est nécessaire. Quelques exemples sont proposés.

Le correcteur indique à l’élève la présence d’une faute de grammaire et surtout la nécessité d’employer le subjonctif dans certains contextes syntaxiques. Cependant, il ne comprend pas le sens de la phrase et il se contente de proposer le verbe « être » au subjonctif, et non l’auxiliaire « avoir », ce qui produit, après la modification, une phrase qui demeure erronée.

L’élève peut ainsi se rendre compte de sa propre erreur : par sa pratique de la langue, il sait que phonétiquement, il faut le son « é » devant le participe passé « oublié ». Avec l’aide du logiciel, il comprend qu’il faut employer le subjonctif et il peut ainsi constater que quand il écrit « il se peut qu’il est oublié ses médicaments », il se trompe en réalité de mode mais également, comme le logiciel, d’auxiliaire.

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Utiliser les ressources informatiques de manière raisonnée

Tous les élèves sont équipés, dans cette classe, d’une tablette. On peut donc facilement envisager de leur apprendre à exploiter les ressources propres aux logiciels installés pour faciliter le travail et améliorer leur production. Cependant, ces ressources doivent être utilisées de façon raisonnée et cela va contre les habitudes des élèves devant l’informatique.

En effet, pour ne donner qu’un seul exemple, ils savent tous très bien que les logiciels de traitement de texte ont un correcteur orthographique de plus en plus puissant, pourtant, ils sont très peu nombreux à l’utiliser pour corriger leurs erreurs. Comme on peut le constater dans une enquête du Girsef[1], les élèves demeurent sensibles aux normes orthographiques dans leur pratique de l’écrit et ils établissent une différence entre les niveaux de langage à employer selon les situations.

Cependant, l’emploi de l’informatique en classe, de façon constante peut sensiblement les perturber. En effet, les exercices qu’ils font sur leur classeur numérique sont constamment accessibles à l’enseignant et l’espace scriptural où ils étaient solitaires et seuls juges devient un espace partagé et à contrôler. Le but n’est pas de les « fliquer » au moment de leur travail personnel mais de leur faire prendre conscience des outils qui existent et de la façon dont on peut s’en servir pour « rendre » des travaux qui correspondent aux normes attendues. De plus, l’utilisation raisonnée des outils de correction orthographique peut être l’occasion de construire une véritable réflexion linguistique avec eux.

[1] Cahiers de recherche du Girsef, « Pratiques et représentations juvéniles de l’écriture à l’ère d’Internet », Carine Leporcq, Jean-Louis Siroux, Hugues Draelants, http://www.uclouvain.be/cps/ucl/doc/girsef/documents/cahier_94_Leporcq_et_al-final.pdf consulté le 1er novembre 2014

Trouver des informations pertinentes pour répondre à une question

A l’heure du web 3.0, où les connaissances encyclopédiques sont de plus en plus accessibles, à tous et en temps réel, grâce aux Smartphones, Tablettes, et autres objets connectés, la question n’est plus simplement de « savoir » ou de « connaître l’information ». Il s’agit surtout de savoir où et comment la chercher, puis comment sélectionner les éléments pertinents pour répondre à la question et se les approprier pour pouvoir les exploiter dans différents contextes. Cependant, il faut aussi que l’élève soit capable, à tous les instants de la recherche documentaire, de faire preuve d’esprit critique face à ce qu’il trouve, qu’il ait ce « soupçon légitime » face aux sources qu’il consulte pour en interroger la fiabilité et la pertinence.

Par ailleurs, l’information peut être accessible mais il faut déjà avoir envie de la chercher. « Il ne suffit pas que des ressources soient là pour que le jeune apprenne, nous rappelle Bruno Devauchelle »[1]. L’enseignant change donc de place, il n’est plus l’unique transmetteur du savoir mais son rôle reste central pour conduire les élèves à se questionner sur le monde qui les entoure puis sur ce qu’ils découvrent dans leur activité de recherche.

L’autonomie n’est pas un travail solitaire, déconnecté des ambitions d’acquisition d’un savoir collectif et commun mais davantage la prise en charge de la recherche du savoir par l’élève lui-même dans un parcours qui doit le guider dans le « fouillis » du savoir universel et lui permettre de l’appréhender avec recul et intérêt.

[1] Citation extraite d’un article du Café Pédagogique, « Numérique et autonomie », http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2014/05/23052014Article635364072150878736.aspx, consulté le 1 novembre 2014.